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	<title>Yoga Graciosa</title>
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	<title>Yoga Graciosa</title>
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		<title>L&#8217;amie spirituelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 07:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Graciosa asbl]]></category>
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			<p style="font-weight: 400;"><strong>La rencontre</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Quand je me retourne sur le passé, je m’aperçois que certaines rencontres étaient prédestinées. J’ai rencontré les trois sœurs Chabbi dans le monde de la nuit, autour de la Grand Place de Bruxelles. Nous passions du bar le Blues Corner où se produisaient des musiciens américains au bar voisin, le Machado, où l’on dansait la salsa et autre bachata sur de la musique live. C’était trois jolies et joyeuses femmes, petites et menues, au physique très typé et difficilement identifiable. On aurait dit des triplées. Yasmina était l’aînée et Dalila et Nadia étaient jumelles, nées dans les années cinquante. Elles étaient toutes les trois enseignantes. J’apprendrais qu’elles descendaient d’Abou el Kacem Chabbi, poète national tunisien qui était leur grand-oncle. Andrée Pigeolet, leur maman, issue d’une famille bruxelloise bourgeoise traversait la Méditerranée avec son premier mari quand elle fit la rencontre d’Amar Chabbi. Un coup de foudre et une histoire romanesque et sulfureuse pour l’époque. Une union adultère avant un divorce. Des détectives privés avaient été dépêchés à Tunis pour un constat en bonne et due forme. Au moment de notre rencontre, j’avais vingt ans, elles la trentaine et elles me chaperonnaient comme une petite sœur. Une fois ma période de guindaille passée, nous nous étions perdues de vue.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Le yoga et la danse</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Au début des années nonante, au retour d’un voyage en Inde et après des années de pratique, je m’étais décidée à me former comme professeure de yoga avec André Van Lysebeth. J’avais retrouvé Yasmina avec beaucoup de plaisir. Nous vécûmes ces quatre années de formation en compagnonnage avec deux autres pratiquantes. Yasmina avait plusieurs passions. Elle pratiquait la danse depuis son enfance tunisienne, autant la danse classique que la danse contemporaine et la danse orientale. Elle était très curieuse dans tout ce qu’elle entreprenait. Et particulièrement dans sa recherche spirituelle.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>La quête</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Yasmina avait fait de fréquents séjours à l’ashram d’Arnaud Desjardins en Ardèche. Elle ne manquait pas une occasion d’aller écouter des enseignants spirituels authentiques allant jusqu’à organiser leur venue à Bruxelles. Elle aimait partager, et grâce à elle, j’ai rencontré Luis Ansa, Lee Lozowick, Francis Lucille, pour citer ceux dont je me rappelle. Elle était très pudique en général et en particulier à ce qui touchait au travail intérieur que l’on pressentait.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Éric Baret</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">J’ai commencé à enseigner le yoga en mille neuf cent nonante quatre. D’abord le Hatha-Yoga enrichi par d’autres approches corporelles telle l’antigymnastique et la méthode Feldenkrais. J’appréciais déjà la lenteur et la fluidité. Ensuite, je pratiquai cinq ans le yoga Iyengar avec une enseignante exceptionnelle, Martine Le Chenic, qui transmettait la rigueur posturale d’une main de fer mais qui, dans le même temps, était très sensible à la dimension énergétique. D’autre part, je pratiquais la méditation. Je n’avais pas confiance en moi et j’avais l’impression que mon enseignement était un métissage de différentes écoles. En 2001, je retrouvai Yasmina dans les rues de Bruxelles, oserai-je dire, par hasard. Elle se fit très insistante. Elle invitait à Bruxelles un certain Éric Baret, il fallait à tout prix que je vienne suivre ce séminaire le week-end suivant, cela allait me plaire éminemment, c’était du yoga mais aussi de la méditation et puis, cela valait la peine de venir l’écouter.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Le yoga du Cachemire</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Yasmina avait raison, dès les premières minutes sur le tapis, de lourdes larmes s’étaient mises à couler le long de mes joues. Des larmes de joie. Je reconnaissais ce que je pressentais depuis toujours. Les mots rares, percutants et poétiques menaient à des mouvements lents et fluides qui venaient souligner le silence Tout était réuni, Un : le yoga et la méditation, le corps et l’esprit, le tapis de yoga et la vie. C’était le début d’une exploration du yoga du Cachemire qui se poursuit jusqu’à ce jour.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les sœurs Chabbi</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Les trois sœurs étaient liées par le même destin. Elles partiraient les unes après les autres, prématurément. Dalila a pris soin de Nadia sans relâche les dernières années de sa vie. Et, quelques temps plus tard, Yasmina devrait être au chevet de Dalila. Quand un cancer se déclara pour Yasmina, elle put compter sur son jardinier de l’amour.</p>
<p style="font-weight: 400;">Merci à Pierre, l’époux de Yasmina, pour l’amitié, la photo et les renseignements biographiques sur la famille Chabbi</p>

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		<title>Aldo Berti</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2024/06/21/aldo-berti/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 07:43:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Graciosa asbl]]></category>
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			<p><strong>La felicità</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Il transpirait la « félicità ». Quand il prononçait le mot, j’entendais bien plus que « bonheur », je pressentais une joie profonde. Le souvenir de ma rencontre avec cet homme libre reste vif et ce qu’il m’a transmis, inaltérable. C’était à Assouan dans le Sud de l’Égypte en 1988. Nous étions Claudie, Philippe et moi depuis une dizaine de jours sur le sol égyptien et installés à l’hôtel Continental. Ce bâtiment imposant ressemblait à un paquebot posé au bord du Nil dont la peinture bleu pâle s’effritait. Il avait le charme certain mais suranné des édifices coloniaux dont on devine la splendeur passée et qui se délitent avec le temps faute d’entretien. Les plus chanceux y avaient une terrasse donnant sur le fleuve. L’Egypte, la contemporaine tout autant que l’Antique, nous enchantait au-delà de nos espérances. Nous venions y passer un hiver sans d’autres attentes que d’y passer du bon temps, ouverts aux rencontres et à de nouveaux paysages. A priori, bien que la visite des pyramides fût bien sûr à notre programme, nous voulions éviter le parcours culturel prévu par les dépliants touristiques. Mais dès notre visite au Musée du Caire, Philippe et moi avions été pris d’une passion irrésistible pour l’Egypte Antique et notre premier achat fut le « Guide bleu » que nous étudiions par le menu au grand dam de Claudie. Les égyptiens du Caire nous avaient accueillis de chaleureux « Welcome in Egypt » et notre besoin d’exotisme était comblé au point que nous ponctuions malicieusement nos phrases par l’expression « C’est very typical ».</p>
<p><strong>Assouan</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">A l’hôtel Continental d&rsquo;Assouan, les salles de bain, spacieuses, n’étaient pas équipées pour fournir l’eau chaude. Bien que la température extérieure fût extrêmement clémente, entre 20 et 25 degré à midi, Claudie, frileuse et aimant le confort, avait décidé qu’elle ne prendrait pas de douche. Un matin, il n’avait fallu qu’un échange de regard avec Philippe pour que nous prenions la décision de l’empoigner et de la mener à la salle de bain. C’est dans un joyeux chambard que nous avions mis notre projet à exécution. Plus elle protestait, à grands cris, plus nous riions et la tenions fermement, la traînant dans les couloirs jusqu’à la salle de bain. Contaminée par notre amusement, elle ne se montrait pas si réticente et alors que Philippe la maintenait sous l’eau froide, je la lavais. Épuisés par l’aventure et nos fous rires, le pas apaisé, nous reprenions le chemin de notre chambre quand nous avions aperçu l’homme qui tous les matins amenait une chaise dans les premiers rayons du soleil, dans cette lumière douce et ambrée des bords du Nil, pour lire son journal. Il nous regardait d’un air amusé et nous demandait, en français, avec un accent chantant si tout allait bien. Nous lui avions alors expliqué les raisons de notre comportement bruyant. Il se présenta : Aldo, originaire de Rome. Il était là depuis quelques mois. Et puis, nous étions restés suspendus deux heures aux lèvres de ce voyageur au long cours. A partir de ce jour là, de trio nous étions passés le plus souvent à quatuor.</p>
<p><strong>Aldo </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">C’était un homme d’une grande beauté et d’une élégance naturelle. La cinquantaine grisonnante, la chevelure abondante à la coupe soignée. Il était grand, mince, le visage racé et buriné, la mâchoire affirmée mais ce que l’on remarquait avant tout c’était le bleu azur de ses yeux et son regard franc et doux à la fois. Dans sa jeunesse, il avait été comédien et acteur et avait eu son heure de gloire à Cinecittà dans des westerns spaghettis. Depuis quelques années, il écrivait. « Sono un poeta » disait-il sans ostentation. Il avait été par le passé un grand lecteur, mais avait tout laissé derrière lui et c’était dépouillé pour ne garder qu’un seul livre, qui ne le quittait pas, « La Divine Comédie » de Dante dont il citait souvent, par cœur, des passages. Le lendemain de notre première rencontre, je l’avais rejoint en soirée dans sa chambre comme il m’y avait invité pour qu’il me donne à lire quelques poèmes récents pour lesquels j’avais manifesté mon intérêt. Il m’avait accueillie d’ un «Bienvenue dans ma vie, Gina» en me prenant dans les bras. Une grande émotion m’avait étreint, surprise par cette déclaration d’amitié. Depuis, le mot « bienvenue » a définitivement pris une autre consistance. Nous passions nos soirées en terrasse à boire du « karkadé », tisane de fleurs d&rsquo;hibiscus séchées, breuvage dont la couleur pourrait se confondre avec du vin rouge. Aldo et Philippe jouaient aux échecs avec des amis égyptiens. D’autre soir, Aldo nous entretenait de son intérêt et de son inquiétude pour la situation du peuple nubien vivant au Sud de l’Egypte et au Nord du Soudan. Il nous emmenait la journée, sur les berges du Nil, à l’écart et à l’abri des regards pour que l’on puisse s’y baigner. Nous vivions de longs moments en silence parfois interrompu par les conversations d’Aldo avec les oiseaux qui se posaient là. Quand nous lui disions notre étonnement et notre amusement de ces échanges, il nous partageait son admiration pour St François d’Assise. Il nous avait raconté l’histoire de François avec tant de détails et d’expression que j’ai gardé l’impression d’avoir vécu un moment à Assise au 12ème siècle comme si j’avais touché les étoffes de la boutique du père de François et marché dans des nu-pieds par les ruelles. Ce n’est que deux ans plus tard, lorsque je rendrais visite à Aldo à Rome, que je prendrais pleinement conscience de son mode de vie frugal et de la sincérité avec laquelle il vivait en accord avec ses discours anticonsuméristes. Un autre jour, Aldo, nous avait emmené sur l’île d’Eléphantine, nous promener dans le village nubien. Très vite nous avions été entourés d’enfants qui virevoltaient joyeusement. Alors que nous faisions halte sur une place, sous une rangée de sycomore, Aldo avait rejoint les enfants pour jouer au football. Il avait une allure et une énergie juvénile. Le souk d’Assouan s&rsquo;étendait le long du Nil et serpentait par les ruelles de la vieille ville. Nous déambulions aux sons joyeux de la musique populaire, des interpellations des vendeurs à l’arabe si doux parmi les étals d’épices aux couleurs chaudes qui contrastaient avec les couleurs acidulées des citrons ou des peintures murales dans des tons de verts et bleus délavés inimitables. Nous nous arrêtions pour manger des pitas falafels, qui constituaient l’essentiel de notre nourriture, et nous nous amusions de voir les caractères arabes du papier journal qui faisait office d’emballage, imprimés sur le pain.</p>
<p><strong>La fin des rêves</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Lors d’une promenade nocturne, Aldo nous partagea qu’il ne rêvait plus depuis quelques années. Durant plusieurs mois, il avait rêvé qu’il visitait toutes les pièces d’une maison. Il les avait toutes visitées dans leurs moindres recoins du rez-de-chaussée au grenier. Toutes les pièces de la maison étaient décorées de nombreux miroirs. Une fois le grenier visité, il avait su, intuitivement, que cette exploration était terminée. Il n’avait plus jamais rêvé depuis. Il ne connaissait que le sommeil profond.</p>
<p><strong>All&rsquo;Uomo</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Sono colui che soffia leggero sulla ferita</p>
<p style="font-weight: 400;">e divora il frutto appena acerbo</p>
<p style="font-weight: 400;">perchè questo è il solo modo d’essere</p>
<p style="font-weight: 400;">uomo e dio</p>
<p style="font-weight: 400;">ombra e luce</p>
<p style="font-weight: 400;">Je suis celui qui souffle léger sur la blessure</p>
<p style="font-weight: 400;">et qui dévore le fruit encore vert</p>
<p style="font-weight: 400;">parce que c’est le seul moyen d’être</p>
<p style="font-weight: 400;">homme et dieu</p>
<p style="font-weight: 400;">ombre et lumière.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aldo Berti, Canto finale, poème All’Uomo</p>
<p style="font-weight: 400;">                                            Gina Scarito</p>

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		<title>Mon parcours</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2024/02/16/mon-parcours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 16:49:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Graciosa asbl]]></category>
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			<p class="p1"><b>La genèse d’une passion<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p class="p1">Je découvre le yoga, en 1985, sur le tatami de la salle de sport de l’université (ULB). L’année suivante, à 23 ans, je découvre l’Inde. Cela sonne comme un cliché, mais je reviens profondément transformée. A l’issue de mes stages de fin d’études de journalisme et communication, je découvre que je ne veux pas travailler dans le milieu des médias. En recherche, je poursuis des études d’écriture, toujours à l’ULB dans une  nouvelle section, ELICIT, écriture et analyse cinématographique. En 1991, je fais un deuxième long voyage en Inde et en Asie du Sud-Est avec mon futur mari. Nous découvrons ensemble la méditation au cours d’une retraite en silence à <a href="https://www.suanmokkh-idh.org"><span class="s1">Suan Mokkh</span></a>, dans le Sud de la Thaïlande. Lors d’une deuxième retraite en silence à Bodhgaya en Inde, je partage ma pratique du yoga pour la première fois avec des méditants. En 1994, je commence la formation de professeur de yoga avec <a href="https://yogavanlysebeth.com"><span class="s1">André Van Lysebeth</span></a>, 5 ans d’approfondissement et de rencontres (1994-1999). J’accouche de mon premier enfant à la maison et je contacte une puissance insoupçonnée.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p1"><b>Devenir mère<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p class="p1">La maternité me métamorphose et me galvanise. Je donne mes premiers cours de yoga dans mon salon quand mon fils a un mois. Une confiance nouvelle m’anime. André Van Lysebeth commençait sa formation en rappelant: “On enseigne avec ce que l’on est plus qu’avec ce que l’on sait . Si vous voulez enseigner, faites-le!”. En 1994, j’accouche d’un deuxième garçon et je crée le premier cours de yoga prénatal à Bruxelles. Rencontre de <a href="https://www.yogasan.online/livre"><span class="s1">Martine Le Chenic</span><span class="s2"> </span></a>qui enseigne le yoga Iyengar. Je travaille avec elle durant 5 ans lors de son séminaire annuel pour les professeur.e.s à Bruxelles. Elle m’apprend la précision dans les postures, à regarder le corps de mes élèves autrement et grâce aux explorations qu’elle propose, le souffle et l’énergie se révèlent toujours plus.</p>
<p class="p1"><b>Les défis de la famille nombreuse<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p class="p1">J’accouche de deux filles. Passer de deux à quatre enfants est un défi sur tous les plans. Avec mon mari, nous nous lançons dans l’aventure avec beaucoup de créativité. Grâce à l’amour que nous nous portons et grâce à ma pratique du yoga, je peux compter sur des bases solides.</p>
<p class="p1"><b>Le yoga du cœur<span class="Apple-converted-space"> </span></b></p>
<p class="p1">En 2001, je découvre le Shivaïsme du Cachemire en étudiant le Vijnana Bhairava Tantra avec <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Bettina_Baumer"><span class="s1">Bettina Baumer</span></a>, une indianiste autrichienne réputée pour sa connaissance des textes.<b> </b>Et en 2002, je pratique de yoga avec <a href="https://www.bhairava.ws"><span class="s1">Eric Baret</span></a> pour la première fois. Je suis bouleversée et je tombe en amour avec le yoga du Cachemire. Je reconnais ce que je cherchais. Une mutation s’opère.</p>
<p class="p1"><b>L’amie des mamans</b></p>
<p class="p1">Véronique Ingenbleek, sage-femme, crée Claire de Lune, la première maison pluridisciplinaire autour de la naissance à Bruxelles. Le yoga prénatal comme toutes les préparations alternatives autour de la naissance connait un essor. Les femmes veulent prendre leur maternité en main. Il y a une prise de conscience des effets pervers de l’hypermédicalisation des grossesses et des accouchements.  Je développe les cours de yoga prénatal et de yoga postnatal et je deviens l’« amie des mamans », celle qui les comprend, les soutient, les équipe.</p>
<p class="p1"><b>L’empuissancement des femmes  </b></p>
<p class="p1">En 2005, dès la création de l’association <a href="https://www.femmesetsante.be"><span class="s1">Femmes et Santé</span><span class="s2"> </span></a> par mon amie le Dr Catherine Markstein, j’interviens dans des groupes de santé des femmes.  Je crée l’atelier autour du périnée <a href="https://www.yogagraciosa.be/atelier-perinee/"><span class="s1">Atelier Périnée</span></a> et celui autour du sommeil. Ces ateliers sont documentés dans une brochure à l’attention des professionnels : <a href="https://www.mondefemmes.org/produit/referentiel-auto-sante-des-femmes"><span class="s1">Référentiel auto-santé des femmes</span></a>. Toutes ces activités vont dans le sens de développer la connaissance de son corps, ce que l’on appelle l’Auto-Santé, l&rsquo;autonomie et se connecter à ses propres ressources, savoirs et puissance. Ces pratiques s’inscrivent dans la continuité du travail des groupes de femmes Self-Help nés dans les années 70.</p>
<p class="p1"><b>L’hypnose éricksonienne</b></p>
<p>Je me forme aux thérapies brèves et à l’hypnose avec <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/creer-le-reel-thierry-melchior/9782020971010"><span class="s1">Thierry Melchior</span></a>, un psychologue belge formé aux Etats-Unis dans le courant de Palo Alto. Dans mon propre parcours thérapeutique, c’est la démarche qui m’a le plus transformée et c’est une approche de la nature humaine proche de celle du yoga, un sentir partout à la fois.</p>
<p class="p1"><b>Femmes sages et sages-femmes</b></p>
<p class="p1">Je suis sollicitée par l’<a href="https://sage-femme.be"><span class="s1">UPFSB</span></a> (Union Professionnelle des Sages-Femmes Belges) pour organiser des formations en yoga prénatal pour les sages-femmes. A partir de ce moment, je forme des professionnelles autour de la périnatalité à l’enseignement du yoga prénatal et postnatal <a href="https://www.yogagraciosa.be/formation-en-yoga-prenatal/"><span class="s1">Formation en Yoga Prénatal</span></a>. En 2014, notre association, Graciosa asbl, soutient et signe pour la création de la Plateforme pour une naissance respectée <a href="http://www.naissancerespectee.be"><span class="s1">http://www.naissancerespectee.be/?page_id=88</span></a> qui défend  le droit des femmes à choisir les circonstances de leur accouchement dans l’intérêt des nouveau-nés, des mères et de leur partenaire.</p>
<p class="p1"><b>Quand thérapie et spiritualité se rencontrent</b></p>
<p class="p1">Au cours d’un séminaire, en 2019, je rencontre <a href="https://www.psychotherapie.fr/Psychotherapie-ericksonienne-basee-sur-la-Sagesse-Universelle-Teresa-Robles_a204.html"><span class="s1">Teresa Robles</span></a>, psychologue et anthropologue mexicaine, présidente du centre Ericksonien de Mexico. Elle enseigne la psychothérapie éricksonienne. Elle propose à ses patient.e.s de remettre le problème dans les mains de la sagesse universelle.</p>
<p class="p1"><b>Pandémie et cours en ligne</b></p>
<p class="p1">Dans le contexte de la pandémie, je donne des cours en ligne à la demande des femmes enceintes que j’accompagne. Je ne pensais jamais en passer par là mais c’est une manière de rester en lien avec mes élèves et mes patient.e.s et de poursuivre mes activités. Aujourd&rsquo;hui, je pratique en salle et en ligne et je découvre de nouvelles manières de transmettre passionnantes. Mes enfants quittent le nid. L&rsquo;écriture, la poésie, le sacré, la contemplation peuvent prendre plus de place.</p>
<p class="p6">Gina Scarito</p>

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		<title>Vocation</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2023/11/26/vocation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 10:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Yoga du Cachemire]]></category>
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			<p style="font-weight: 400;">Ça avait très mal commencé. Je ne sais plus comment nous nous étions retrouvées à accepter de partir en vacances avec cette fille que je ne supportais pas. A la sortie de l’aéroport, elle s’était installée à côté du chauffeur de taxi et répétait, béate et à tout-va qu’elle « quiero » ceci ou cela si bien que le type lui lançait des œillades en pensant avoir un ticket. Arrivées dans la chambre d’hôtel avec ses trois lits alignés, elle s’était aperçue qu’elle avait oublié son appareil photo dans le taxi et s’en était suivi un drame. Bref, je n’en pouvais déjà plus le premier soir. Il faut dire qu’à cette période, je ne savais plus très bien où j’en étais. J’étais sortie prendre l’air. A l’heure de l’apéritif, la digue de la station balnéaire était animée et le soleil déjà très bas. J’avais retrouvé facilement le petit escalier de mon séjour précédent. Il me mettait à l’abri des regards tout en me permettant de rester en contact avec la rumeur enveloppante de la mer et des promeneurs. Un homme était assis quelques marches plus bas : les cheveux longs dont quelques mèches étaient tressées de fils de couleurs. Il était drapé d’une grande cape gris vert. Il m’avait accueillie d’un large sourire. Nous étions restés là un long moment en silence à contempler la fin du jour. Quand il le rompit pour se présenter, il tâtonna pour trouver dans quelle langue communiquer. Il faisait nuit. C’est dans un italien, approximatif pour lui comme pour moi, que nous nous étions décidés. Il était yougoslave. Il vivait en tirant les tarots divinatoires aux touristes. Ce jour-là, il avait perdu une carte de son jeu, un arcane majeur, le cinq, le Pape. Il pensait l’avoir oublié dans le bar d’un hôtel de l’île de Fuerteventura juste en face et avait le projet d’y retourner le lendemain. Je m’étais passionnée pour le symbolisme des tarots depuis qu’un ami m’avait offert le jeu d’Oswald Wirth. « Le Pape est le pont entre le Ciel et la Terre, réceptif vers le haut et actif vers le bas. Il est un initiateur, il nous indique un but dans la vie. »  Je ne comprenais pas tous les mots prononcés. Je me laissais bercer par le son de sa voix. Le message me parvenait de cœur à cœur, limpide et sans filtres. Je découvrirais plus tard, que le Pape est souvent représenté avec une cape verte dont le fermoir au niveau de la gorge représente un point dans un cercle, symbole de l’être individuel enserrant en son centre vivant un être essentiel. Il me demanda alors ma date de naissance. Quand il apprit que j’étais née un quatorze du cinquième mois, il exulta. « Tu sei il mio numero cinque ». Le Pape, c’était moi ! Il avait retrouvé sa carte ! «  Tu seras une enseignante spirituelle. » Son enthousiasme était communicatif mais c’était tellement éloigné de moi que j’étais dubitative. J’étais étudiante en journalisme et très critique à l’égard des religions et de l’ésotérisme. Des décennies plus tard, je me rends à l’évidence. La prophétie c’est réalisée. J’enseigne le yoga et l’hypnose.</p>
<p style="font-weight: 400;">Gina Scarito, le 26 novembre 2023</p>
<p>N&rsquo;hésitez pas à commenter ci-dessous si ça résonne pour vous</p>

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		<title>Mon premier bébé</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2023/09/13/actrice-de-ma-premiere-maternite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 14:55:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mama Yoga]]></category>
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			<p style="font-weight: 400;"><strong>La nouvelle</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Au cours du printemps 1993, je découvrais sur un test de grossesse que j’étais enceinte de mon premier enfant. Je me rappelle de la petite barre bleue que je regardais incrédule en relisant le mode d’emploi du test pour être sûre du résultat, de la lumière douce qui passait par la lucarne de la cuisine une fin d’après-midi, de notre petit appartement sous les toits et de ne notre joie, de notre étreinte. Nous avions parlé d’avoir un bébé dès le début de notre histoire d’amour deux ans auparavant. C’était une évidence.</p>
<p><strong>Comme sur un bateau</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Très vite, j’ai souffert de nausées et de vomissements. J’étais extrêmement fatiguée et le monde tanguait, jour et nuit, pendant des semaines. Au bout d’un mois, je désespérais. J’étais incapable de faire quoi que ce soit. Même pas de lire un livre, moi qui ai toujours été une grande lectrice. J’ai puisé dans la collection de BD de mon homme, mais même là, je n’étais capable que de lire les « Astérix et Obélix ».  On en rit encore aujourd’hui. J’étais pourtant chanceuse. Après notre long voyage en Asie, Philippe avait trouvé un travail et nous avions décidé que je ne travaillerais pas pendant ma grossesse. Notre mariage était prévu à l’automne. Nous avons pris un rendez-vous avec un gynécologue privé que l’on nous avait recommandé à proximité de chez nous pour qu’il confirme la grossesse. Je n’ai aucun souvenir de son visage ni de son nom. L’accueil était froid, clinique. Je devais monter sur la table, les pieds dans les étriers et il a fait une échographie. Nos mains étaient enlacées. Nos larmes ont coulé en entendant le petit cœur battre et en voyant la petite silhouette dans le brouillard. Les échographies, il y a trente ans n’étaient pas encore en trois D. Nous sommes ressortis avec la photo. Je n’avais aucune envie de retourner dans ce cabinet. Je ne me sentais pas du tout concernée par ce que ce médecin disait de la suite, du suivi de la grossesse et de l’accouchement.</p>
<p><strong>Accoucher à la maison ?</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Dès que j’ai su que j’étais enceinte, j’ai dit à Philippe que j’aimerais accoucher à la maison. Cette idée l’inquiétait beaucoup et lui semblait marginale. Cela lui faisait peur, peur pour moi et pour le bébé. Il lui semblait plus prudent d’accoucher à l’hôpital, n’était-ce pas ce qui se fait ? Ma meilleure amie avait accouché à la maison d’une petite fille un an et demie avant. Cela s’était très bien passé même si elle m’avait parlé de l’intensité et de la douleur qu’elle avait traversé. J’avais rencontré Colette sa sage-femme à plus d’une reprise. Une dame de la cinquantaine, une ardennaise, qui m’avait touchée et impressionnée. Colette avait déjà accouché les enfants de ses amies Claudine et Manon. Ces naissances dans l’intimité et la force que j’avais perçue chez ces femmes m’inspiraient. J’ai alors fait un pacte avec Philippe. Je voulais que l’on vive la grossesse et la venue de notre bébé ensemble, d’une manière qui nous corresponde à tous les deux. Avant tout, j’avais besoin de lui, de vivre cette aventure avec lui et que nous prenions nos décisions de futurs parents ensemble. Je lui ai proposé de prendre rendez-vous avec Colette et qu’il puisse poser toutes les questions qui le taraudaient. Si à l’issue de ce rendez-vous, il avait encore des craintes, nous chercherions un autre accompagnement et un hôpital pour l’accouchement. Nous avons fait le voyage une première fois jusque chez elle. Philippe devait prendre congé une journée. Nous avons pris le train pour Ciney. Après avoir pris un sandwich et un café dans un petit snack près de la gare, nous avons découvert une bouquinerie « Délire de lire » où j’avais acheté deux ou trois livres d’occasion sur la grossesse et le yoga.  Et nous nous étions mis en route à pied pour faire les 7 km qui nous séparaient du village de Hamoir. J’étais à environ 4 mois de grossesse et j’avais retrouvé toute mon énergie.</p>
<p><strong>Sage-femme, femme sage</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Colette nous a reçu dans son jardin autour d’une limonade. Elle nous a demandé comment nous voulions vivre la venue de notre bébé, ce qui était important pour chacun de nous. Philippe lui a posé toutes ses questions autour de la sécurité médicale, pour moi, pour le bébé, sur l’organisation d’un accouchement à la maison et ce que cela impliquait. Colette nous a expliqué comment elle pouvait nous accompagner. Nous devions venir la voir tous les mois pour faire le point sur ce que nous traversions, pour qu’elle vérifie que j’aille bien et que le bébé aille bien. Nous devions faire deux autres échographies obligatoires au cours de la grossesse, ainsi que l’une ou l’autre prise de sang et lui communiquer les résultats. Elle répondrait à nos questions, on se préparerait ensemble à l’accouchement tous les trois. En quittant Colette, Philippe était conquis et rassuré. Nous nous sentions en total accord. Nous allions accoucher à la maison avec Colette. Il y avait quelque chose de grisant dans ce choix. Nous devions nous impliquer bien plus à tous points de vue que si nous allions accoucher dans une maternité. A l’époque, c’était un choix très marginal en Belgique. Nous avons été très vite confrontés à la violence de la pression sociale et aux peurs de toutes et tous. Nous avons aussi vite compris que si nous voulions mener au bout notre projet, nous devions nous taire et garder le secret ou le partager qu’avec les plus proches ou des allié.e.s. Je me suis profondément questionnée sur mon choix, sur mes besoins à la fois d’autonomie et de sécurité pour accueillir mon enfant. A partir de ce moment, j’ai traversé ma première grossesse joyeusement, en confiance et en pleine forme, pour une large part, grâce à ma pratique du yoga.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L&rsquo;accouchement</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce premier accouchement a été une expérience magnifique. Douze heures d’une extraordinaire intensité et une expérience amoureuse, vécue au corps à corps avec le père de mon enfant. La venue au monde de notre premier fils au lever d’un jour d’hiver au ciel bleu clair et vif comme le regard de notre enfant. Au cours de cette première naissance, j’ai contacté une force que je ne me connaissais pas. Elle ne m’a jamais quittée. Je ne sais pas comment je ferais pour traverser tous les défis de ma vie de mère si je n’avais pas pu vivre cette expérience comme je le souhaitais. Une conviction est née en même temps que mon premier fils : les femmes devraient pouvoir choisir d’accoucher comme elles le souhaitent et ce quel que soit leur choix, qu’elles puissent être actrice de leur maternité pour la vivre d’une façon gratifiante.</p>

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		<title>Périnée, ma bibliographie commentée</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2023/03/19/perinee-ma-bibliographie-commentee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 17:27:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mama Yoga]]></category>
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			<p>Voici quelques titres de livres de ma bibliothèque qui ont élargi mes connaissances et mes perspectives sur le périnée féminin. J&rsquo;y reviens souvent pour affiner ce que je partage avec les femmes dans mes cours de <a href="https://www.yogagraciosa.be/wp-admin/post.php?post=2740&amp;action=edit">yoga prénatal</a> et <a href="https://www.yogagraciosa.be/yoga-postnatal/">yoga postnatal</a>, et aussi dans les formations pour les professionnelles autour de la périnatalité <a href="https://www.yogagraciosa.be/formation-yoga-prenatal/">Formation Yoga Prénatal</a> et <a href="https://www.yogagraciosa.be/formation-yoga-postnatal/">Formation Yoga Postnatal.</a></p>
<p><b>Le périnée féminin, de Blandine Calais-Germain, Éditions DésIris</b></p>
<p style="font-weight: 400;">C&rsquo;est avec ce livre que j&rsquo;ai commencé il y a 30 ans à explorer mon bassin et mon périnée et que j&rsquo;ai trouvé des planches anatomiques claires et des exercices pour partager mes découvertes avec les femmes enceintes dans mes cours de yoga prénatal. Ce livre s&rsquo;adresse à toutes les femmes et aux professionnelles qui les accompagnent. Une valeur sûre. Idéal si vous êtes décidée à découvrir finement l&rsquo;anatomie de votre petit bassin en l&rsquo;étudiant et en faisant les exercices proposés.</p>
<p><b>In périnée we trust, Sabrina Fajau </b></p>
<p>Sabrina Fajau est kinésithérapeute spécialisée dans la rééducation abdominopelvienne. J&rsquo;ai découvert cette auteure sur Instagram, son compte s&rsquo;appelait initialement @princesseperinee. On la trouve aujourd&rsquo;hui sur le compte  <a href="https://www.instagram.com/sabsante/">https://www.instagram.com/sabsante/</a></p>
<p>Son livre, écrit en 2021, est à son image, intelligent, péchu et plein d&rsquo;humour. Il est bien documenté qui ne s&rsquo;adresse pas qu&rsquo;aux femmes. Oui, les hommes ont aussi un périnée ! Elle aborde tous les sujets: le périnée à tous les âges de la vie, la sexualité, les risques comme les descentes d&rsquo;organes, périnée et sport et j&rsquo;en passe. Il est très agréable à lire et illustré de photos et de dessins.</p>
<p><strong>Un périnée heureux c&rsquo;est possible et Rituels de femmes, Pour découvrir le potentiel du périnée, Efféa Aguilera, Éditions Tredaniel</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">L&rsquo;auteure nous invite dans ses livres à redécouvrir la puissance naturelle du périnée, de prendre conscience de son importance dans l&rsquo;épanouissement de notre vie de femmes.  Ces livres apporte un éclairage bien plus large que le point de vue mécanique, médical dominant. Le périnée est aussi lié à nos états émotionnels, à notre rapport aux autres et au monde qui nous entoure. Par des rituels et des approches variées, en retrouvant notre intuition, nous pouvons nous ré approprier cette partie précieuse de notre corps.</p>
<p><strong>On en parle de mon périnée ? de Anna Roy, aux éditions Leduc</strong></p>
<p>Le point de vue d&rsquo;une sage-femme qui relaie la parole de nombreuses femmes aux travers de témoignages pour briser les tabous autour du périnée et ses aventures: la béance vaginale, l&rsquo;incontinence anale, les hémorroïdes&#8230; etc &#8230; Elle propose des réponses et des exercices. Une lecture agréable d&rsquo;une centaine de pages pleines d&rsquo;informations utiles qui dédramatise et incite à prendre soin de nous et de notre périnée et à consulter quand c&rsquo;est nécessaire.</p>
<p><strong>Périnée arrêtons le massacre, Dr Bernadette de Gasquet, Marabout</strong></p>
<p>Bernadette de Gasquet est médecin et professeure de yoga, spécialisée en périnatalité. Elle a écrit de nombreux livres, qui sont tous des références. Un peu ardu à la lecture, celui-ci est néanmoins complet. Il sera particulièrement utile aux professionnel.les qui accompagnent les femmes autour des naissances. On y trouve, ce qu&rsquo;il faut faire ou ne pas faire et des propositions d&rsquo;exercices.</p>
<p><strong>Connais-toi toi-même, Guide d&rsquo;auto-exploration du sexe féminin, Clarence Edgard-Rosa, La Musardine</strong></p>
<p>Un livre précieux et original qui invite à une exploration intime de notre corps de femme. Il s&rsquo;inscrit dans la continuité du mouvement féministe du « self-help » du début des années 70 aux Etats-Unis. Vous trouvez une introduction à ce mouvement et à son histoire dans le préambule. Pour explorer chacune des parties de votre sexe, vous êtes guidée: vulve, vagin, col de l&rsquo;utérus, point G, clitoris, périnée, ovaires, fluides, seins. Un outil puissant pour être actrice de sa santé intime et sexuelle. De plus c&rsquo;est un bel objet, joliment mis en page et illustré.</p>
<p><strong>Le petit illustré de l&rsquo;intimité. De la vulve, du vagin, de l&rsquo;utérus, du clitoris, des règles, etc., Mathilde Baudy et Tiphaine Dieumegard, Atelier de la belle étoile</strong></p>
<p>Un livre pour tous les enfants pour découvrir comment est fait le sexe d&rsquo;une fille. Superbe album qui fait partie d&rsquo;une collection de livres engagés, inclusifs, sans tabous pour parler aux enfants de leur anatomies et de leurs intimités. Des explications et des dessins anatomiques clairs. De nombreux sujets sont abordés simplement: le sexe, la pudeur, le consentement, le genre, l&rsquo;amour, la puberté, les seins, les règles, comment on fait les bébés, l&rsquo;accouchement, etc. Indispensable !</p>
<p style="font-weight: 400;">

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		<title>Bien connaître son périnée AVANT l’accouchement</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2023/02/03/bien-connaitre-son-perinee-avant-laccouchement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 16:13:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mama Yoga]]></category>
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			<p style="font-weight: 400;">Lorsque une femme est enceinte, la perspective de la traversée de son périnée est souvent source d’inquiétude et, parfois, d’angoisse et de peurs comme la peur de la déchirure ou de l’épisiotomie. C’est bien naturel. On peut aussi s’émerveiller des capacités du corps et de la capacité des tissus à s’étirer et à se distendre pour laisser passer un bébé. Parce que, de fait, notre corps de femme, notre périnée est prévu pour ce passage. Et, pour que cela se passe au mieux, il faudrait respecter la physiologie à chaque fois que possible. Mais ce n&rsquo;est pas l&rsquo;objet de cet article.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>S’occuper du périnée, avant ou après ?</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">On entend encore trop souvent, que la future-maman ne doit pas se préoccuper de son périnée pendant la grossesse et qu’il sera temps, après, de le « rééduquer » avec une kinésithérapeute ou une sage-femme. Il se dit aussi que si la femme enceinte fait des exercices de périnée durant la grossesse, elle pourrait trop le tonifier et empêcher la souplesse nécessaire au passage du bébé. Durant la grossesse, il ne s’agit pas, bien sûr, de tonifier le périnée mais d’apprendre à très bien le connaître, à bien le sentir et d’avoir réponse à toutes ses questions pour se préparer sereinement à la venue et au passage du bébé. Nous pouvons nous préparer plus sereinement lorsque nous savons comment le bébé va s&rsquo;engager dans le bassin et ce qui se passe au moment de la traversée du périnée.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Comment ? </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Lors des séances de préparation à l’accouchement, posez toutes vos questions à la / au gynécologue, à votre sage-femme ou kinésithérapeute. Si vous participez à des cours collectifs, comme des séances de<a href="https://www.yogagraciosa.be/yoga-prenatal/"> yoga prénatal</a>, il y a des exercices ciblés et des visualisations qui permettent de sentir les muscles de chacun des orifices : méat urinaire, orifice vaginal et anus. Regardez des planches anatomiques, massez-vous le périnée. Vous pouvez également vous faire ce cadeau de participer à un atelier dédié pour vous approprier cette partie de votre corps.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>L’atelier périnée</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">J’organise chaque trimestre un <a href="https://www.yogagraciosa.be/atelier-perinee/">atelier</a> à Bruxelles qui rassemble des femmes de tous les âges, un samedi après-midi. Ces ateliers sont nés en 2005, d’une collaboration avec le Dr Catherine Markstein, pour l’<a href="https://www.femmesetsante.be/">asbl Femmes et Santé</a>. Nous partons des expériences et des savoirs des femmes qui participent. C’est une approche multidisciplinaire et participative qui s’adresse à toutes les femmes, pas besoin d’être mère ! Vous repartez avec une connaissance intime de votre périnée, avec des réponses à vos questions, des exercices pour vivre plus sereinement votre sexualité ou la maternité si c’est la période que vous traversez. Bienvenue !</p>
<p style="font-weight: 400;">

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		<title>La canne de Yoda</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2023/01/17/la-canne-de-yoda/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2023 16:22:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Yoga du Cachemire]]></category>
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			<p>Rue de Vaugirard. J’apprendrais plus tard que c’est la plus longue rue de Paris intra-muros, plus de 4 km à travers les 6<sup>ème</sup> et 15<sup>ème</sup> arrondissement. Mais là, je l’avais éprouvé.  Je m’étais engouffrée dans la rue jusqu’au numéro 24, sûre d’être arrivée. 24, c’était le numéro d’immeuble que j’avais en mémoire. La porte de l’immeuble m’avait résisté et je m’étais faufilée dans le hall profitant de la sortie d’un habitant trop surpris pour protester. Tandis que j’examinais les sonnettes, un jeune homme aux cheveux longs et sales m’avait fait sursauter en sortant de l’ascenseur. Et à sa vue, j’avais retenu mon souffle.  Je m’étais rappelé que, quelques jours auparavant, un jeune patient avait violé et assassiné sa psychothérapeute rue de Vaugirard. En sueur, dépitée d’être à la mauvaise adresse, le plan bleu de Paris dans une main, le sac à main entrouvert dans l’autre, j’avais éparpillé sur le sol du hall mon fouillis à la recherche de la copie du mail sur lequel figurait l’adresse exacte. 104. 104, rue de Vaugirard. 19H15. Je devais encore parcourir quatre-vingts immeubles divisé par deux pour les deux côtés de la chaussée. J’étais montée dans le premier bus.</p>
<p>L’entretien était annoncé et fléché par des feuilles blanches collées sur les portes.  J’avais suivi le dédale de couloirs de ce bâtiment ancien, rénové en centre culturel, et j’avais pressé le pas jusque devant la porte d’entrée de la salle. Une église.</p>
<p>Je brise le silence par mes chuchotements, le temps de payer l’entrée au préposé derrière la table. Je m’assois à l’une des dernières rangées tentant de l’apercevoir. Mon Yoda. Comme le personnage de la Guerre des Etoiles, il inspire le respect et dégage intelligence et sagesse ; comme lui, il est petit. Il est corpulent et a le crâne rasé. Parfois glabre, parfois barbu. Je ne dis pas «guru » ou «maître », des termes galvaudés qui ne recouvrent pas cette absence de relation depuis quelques années déjà.</p>
<p>Je me rappelle la première fois que je l’ai approché. C’était durant la pause d’un séminaire de yoga. Il était assis, les yeux mi-clos comme à l’accoutumée.</p>
<p>&#8211; Bonjour. Cela fait quelques années que je suis vos séminaires.<br />&#8211; Je sais.<br />&#8211; Je voulais me présenter. Je m’appelle Gina.</p>
<p>Il m’a demandé qu’elle était l’origine de mon prénom : indienne ou italienne, jouant le jeu du bavardage, et il a levé les yeux vers moi, ouverts. Je me suis rappelé après coup que, Jina, qui se prononce djina, signifie, en sanscrit, vainqueur, celui qui a atteint l’illumination. D’immenses yeux verts clairs bordés de longs cils dans lesquels je m’étais abîmée un long instant. Ce regard m’avait renvoyée à une absence, comme un vertige, dans un espace sans nom.  J’étais sortie bouleversée de ce bref échange et j’avais jugé, à posteriori, ma démarche tellement pathétique, ce besoin que j’avais qu’il me voie, qu’il me reconnaisse. J’avais 5 ans.</p>
<p>Aujourd’hui, il a un bouc poivre et sel qui habille le bas de son visage. Une canne est déposée sur le bord de la chaise. C’est une canne en bois acajou, la poignée est sculptée mais je suis trop loin pour apercevoir les motifs. Est-il souffrant ? Je me souviens que la canne de Yoda contient des substances qui aident à méditer quand il les mâche et je m’amuse à imaginer ce qu’il peut bien manger avant ses entretiens. Les rencontres sont très ritualisées. Il donne un entretien le vendredi soir durant deux heures. Le samedi et le dimanche sont consacrés à la pratique du yoga. Dans la Chapelle Notre Dame des Anges, le silence, la présence et les mots, rares, sonnent d’une façon particulière. Des dizaines de vitraux colorés représentent la vierge. Il doit y avoir une centaine de participants ce soir répartis de part et d’autre de l’allée centrale.</p>
<p>Quelqu’un a posé une question mais je ne l’entends pas. Le temps se dilate. C’est ce silence qu’il laisse s’étirer, palpable, entre la réponse et la question. Sa voix grave et sourde remplit la chapelle. Quelques mots la pénètrent.  « Il n’y a pas de souffrance profonde, il n’y a que la joie qui est profonde. ». Elle a assisté à des dizaines d’entretiens ces dernières années. Ce qui se dit n’est pas l’essentiel. On s’assoit. En silence. Avec lui. Avec ceux qui sont venus. Dans une même résonance. Elle se rappelait les mots en introduction du premier séminaire de yoga auquel elle avait participé douze ans plus tôt. « Ce qui nous réunit est une résonance. » Et les mots et le silence avaient faits écho. Et les larmes avaient coulé, abondantes, des larmes de joie. Cela existait ! Ce qu’elle pressentait dans son for intérieur, dans la pratique du yoga, existait. Il y avait là quelqu’un, un enseignement qui en témoignaient.</p>
<p>Des questions et des réponses qui apparaissent et disparaissent. Deux heures d’entretien. Celui-là ou un autre, à Paris, à Bruxelles ou ailleurs, il y a dix ans ou demain, c’est la même chose. C’est un non temps. Un éternel présent. Je peux aussi bien être comblée par ces moments et, d’autres fois, renvoyée à ma confusion, à la conscience de mes limites, à mon insuffisance. Tout au plus, je commence à découvrir ce que je ne suis pas. Cette absence de relation dans laquelle il n’y a pas de prise, rien pour prendre pied, rien à construire, pas d’histoire, ouvre l’espace de cette exploration.</p>
<p>« Merci d’être venus. ». Il se lève et traverse l’allée centrale. Je me lève à sa suite. Bien qu’il claudique, appuyé sur la canne, il avance vite. En quelques instants, ils se retrouvent dans la rue. Je laisse un peu de distance s’installer entre nous. Je prends conscience de ce que je suis en train de faire. Je ne comprends pas ce qui me prend. Il s’engage dans la rue de Littré. J’ai peur qu’il se retourne. J’ai les yeux fixés sur son veston vert olive. J’accélère. Il va atteindre le boulevard. Lorsque j’y arrive, quelques secondes plus tard, il a disparu. L’artère est déserte, il n’y a pas de station de métro à proximité, nul part où se soustraire au regard. Je me tourne de tous côtés. Les trottoirs sont baignés de la lumière caressante du jour finissant. Je crois apercevoir la canne, suspendue, iridescente, avant qu’elle ne s’éclipse. Je ne sens plus les dalles sous mes pieds, je n’ai plus de pieds, je n’ai plus de corps.</p>
<p>Rue de Rennes la nuit est tombée.</p>
<p>Gina Scarito</p>

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		<title>C’est quoi le yoga du Cachemire ?</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2021/07/13/cest-quoi-le-yoga-du-cachemire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 08:34:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Yoga du Cachemire]]></category>
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			<p>Dans le foisonnement des formes de yoga, il est devenu très difficile de s’orienter quand on cherche à commencer le yoga. On me pose très souvent la question: “Mais qu’est-ce que le yoga du Cachemire ?”. Comme toute approche corporelle, on ne peut le comprendre si on ne le vit pas. Néanmoins, nous pouvons dégager quelques caractéristiques.</p>
<p>Pratiquer le yoga du Cachemire, c’est aborder la posture dans une perspective d’exploration sans intention d’obtenir quoi que ce soit: ni la souplesse, ni la santé, ni l’apaisement.</p>
<h2>Postures ou Asanas</h2>
<p>Nous ne “faisons” pas de postures. Lorsque nous enchaînons les postures et même si nous sommes attentifs au souffle, nous pratiquons une gymnastique plus ou moins intelligente mais nous passons à côté du rendez-vous avec ce que nous sommes profondément au-delà des conditionnements.</p>
<p>Avant d’habiter un asana, posture rituelle, nous nous installons sur notre tapis, les jambes croisées et nous sentons le corps dans l’instant. Nous laissons les zones de détente et de tension apparaître dans notre espace sans nous fixer aux unes ou aux autres, sans jugements. Nous sentons les points d’appui des pieds, des jambes, des fesses avec le tapis. Le sol peut nous apparaître plus ou moins dur ou accueillant d’un moment à l’autre.</p>
<h2>Sensations tactiles et images sensorielles</h2>
<p>Lorsque nous privilégions les sensations tactiles, nous sommes pleinement présents au corps et à l’environnement et le corps vivant, vibrant, ce qu’on appelle le corps d’énergie peut nous apparaître.</p>
<p>Les images sensorielles aident considérablement à rester présent, à habiter une posture juste et à accéder à la vibration subtile du corps.</p>
<p>… porter un chapeau haut de forme qui caresse le plafond…</p>
<p>… sentir une cascade d’eau chaude qui coule dans le dos&#8230;</p>
<p>… évoquer une flamme qui se dresse devant le coccyx et le sacrum…</p>
<p>… lorsqu’un bras se lève ou s’ouvre, imaginer d’immenses doigts ou sentir la prolongation des doigts qui caressent l’environnement ou touchent le mur ou le ciel…</p>
<p>En habitant la posture sensoriellement, j’habite le corps, j’habite l’instant et j’habite aussi tout l’environnement.</p>
<h2>Du tapis à la vie de tous les jours</h2>
<p>Lorsque vous pratiquez le yoga régulièrement dans cette perspective, votre pratique se transpose dans votre vie quotidienne. Les signes sont subtils au début et de plus en plus évidents quand la pratique s’approfondit.</p>
<p>Notre attention s’affine. Nous savourons toujours un peu plus notre vie telle qu’elle est. Nous pouvons nous exercer sur notre tapis et en dehors de notre tapis. Il n’y a pas de séparation. Le tapis est l’espace rituel, il est le lieu d’expérimentation. Notre vie est le vrai terrain de jeu.</p>
<p>Si vous fermez les yeux, assis calmement sur votre tapis ou sur une chaise, vous pouvez percevoir votre corps comme une masse de vibrations et le monde autour de vous est le prolongement de ce corps. Pas de séparation dans le ressenti. C’est chaud, c’est froid, frémissement, gargouillis, tensions, détente, dedans et dehors. Tout n’est que conscience d’être d’instant en instant. C’est là en nous et autour de nous et cela englobe tout. Dans cette présence, ce présent, il n’y a pas de passé, pas de futur.</p>
<p>La tranquillité est là, elle est toujours là quand je suis disponible et c’est très bon.</p>
<p>Dans le yoga du Cachemire, la posture ou les pranayamas ne sont pas une fin en soi. L’écoute et la présence ouvrent des espaces de disponibilités dans lesquels nos tensions apparaissent et disparaissent sur la toile de la conscience. C’est une exploration, c’est toujours neuf, dans l’instant, sans mémoire et sans accumulation.</p>
<h2>En savoir +</h2>
<p>Vous êtes intéressés par le Yoga du Cachemire ? Découvrez notre page <a href="http://www.yogagraciosa.be/yoga-du-cachemire/">Yoga du Cachemire</a></p>

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		<title>Le sens sacré du pranayama</title>
		<link>https://www.yogagraciosa.be/2021/07/13/le-sens-sacre-du-pranayama/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gina Scarito]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 08:34:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Yoga du Cachemire]]></category>
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			<p>Lorsque nous habitons une posture de yoga, nous portons notre attention sur le va-et-vient du souffle. Dans un premier temps, nous essayons de ne pas intervenir, de ne rien changer. Nous observons les mouvements que la respiration amène dans le corps et le rythme de cette fonction physiologique, automatique.</p>
<h2>Personne ne respire</h2>
<p>Nous pouvons découvrir que ce n’est pas nous qui respirons. Il n’y a personne qui inspire et qui expire, cela se fait dans notre espace que nous soyons éveillé.e ou endormi.e.</p>
<p>Nous pouvons constater 4 temps : l’inspiration, la suspension, l’expiration, le repos après l’expiration.</p>
<p>En prenant le temps, dans la position assise, nous pouvons laisser le souffle devenir très vivant, nous pouvons devenir très conscient.e.s du souffle.</p>
<h2>Faites l’expérience !</h2>
<p>Assis.e sur le sol ou un tapis, les jambes croisées, imaginons que nous portons une large et longue jupe étalée autour de nous. Quand l’inspiration jaillit, nous pouvons avoir la sensation ou évoquer que notre jupe se gonfle et reste suspendue un instant, puis, laissons s’écouler une longue expiration et déposons nous dans le  temps de repos qui suit l&rsquo;expiration.</p>
<p>Nous prenons alors conscience que le souffle jaillit à l’inspiration dans le ventre, la poitrine et monte jusqu’aux clavicules et la gorge. Ensuite, à l’expiration, les clavicules s’effondrent, la poitrine s’effondre, le ventre rentre très souple vers le bas du dos.</p>
<p>C’est comme une vague qui va et qui vient. Au début il y a des arrêts et au fil des cycles, c’est une même vague qui monte et qui descend, comme une caresse sur la face avant du corps.</p>
<h2>Conscience du souffle</h2>
<p>Vous êtes conscient.e de l’inspiration qui jaillit.</p>
<p>Vous êtes conscient.e du repos après l’inspiration.</p>
<p>Vous êtes conscient.e de l’expiration.</p>
<p>Vous êtes conscient.e du repos après l’expiration.</p>
<p>Comme une balançoire qui va et qui vient.</p>
<h2>Le non-temps, la Conscience</h2>
<p>Si nous sommes dans l’écoute, nous allons découvrir que le quatrième temps, le repos après l’expiration, est en réalité un arrière-plan des trois autres temps. L&rsquo;inspiration, la suspension et l’expiration se déploient sur cette toile de fond, ce silence, la Conscience.</p>
<p>La tranquillité se présente. Nous pouvons découvrir le sens sacré du pranayama.</p>
<h2>En savoir +</h2>
<p>Vous êtes intéressé.e.s par le Yoga du Cachemire ? Découvrez notre page <a href="http://www.yogagraciosa.be/yoga-du-cachemire/">Yoga du Cachemire</a></p>

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